Commentaires
coach cadets le 02/01/2009 à 11:14:27
Coach cadets , vous adressent à tous , joueurs encadrants et accompagnants ses meilleurs voeux de plénitude et de réussite pour cette nouvelle année 2009!
Sincères saluatations et amitiées ovales !
Eric
papasupporter le 02/12/2008 à 20:07:26
Sourions un peu.
Samedi dernier vous avez été un peu bousculés dans les regroupements, alors il faut repartir sur de bonnes bases dans ce domaine et là il y a deux gars qui ont un rôle important parmi les gros:
LES 2EME LIGNES
Ils chaussent du 50 et n’ont plus que quelques dents. Déplaçant laborieusement leur immense carcasse, ils dépassent facilement le quintal et ne passent pas inaperçus. Ils sont… les deuxiemes barres.
Le 4 et le 5 forment généralement une belle paire de mules.
La principale fonction d’un seconde barre, comme on dit dans le jargon, c’est de pousser en melée et de sauter en touche.
Bien évidemment, ne pas prendre le verbe "sauter" au pied de la lettre car l’immense majorité de ces Gulliver de l’ovale éprouvent les pires difficultés a s’arracher du plancher des vaches. Soit il est une deuxieme ligne "moderne", c’est-a-dire parfaitement filiforme, presque athlétique et dans ce
cas comme le reglement l’autorise, ses copains peuvent le soulever tres haut pour qu’il s’empare du ballon, soit c’est une deuxieme ligne "a l’ancienne" : 120 kg et une détente verticale de morse sur la banquise, ce qui le rend inutile dans l’exercice de la touche.
Dans ces conditions, il convient hélas de constater que le gros deuxieme ligne est une espece menacée, un peu comme les éléphants d’Afrique.
C’est bien dommage, car le bougre a une place bien a part dans le paysage rugbystique, voire dans le sport en général.
Quelle discipline autre que le rugby aurait bien pu accueillir de pareils mastodontes, aussi vaillants que vicelards ? Eh oui, les 4 et 5, le fameux attelage de la melée, les deux poutres, occupent des postes si particuliers dans la conception traditionnelle de ce sport, qu’ils ont façonné leur propre mythe.
Au cour de la melée, enfermés dans la cage, les deux cerberes sont dans le secret des dieux : eux-seul savent vraiment ce qui se passe sous cette éphémere bâtisse de seize corps humains dont ils forment l’indestructible clé de voute.
L’art de la melée relevée
En l’occurrence, rien de tres romantique, puisque seuls les deuxiemes lignes cultivent l’art de la melée relevée.
Les deux géants occupent un poste stratégique dans la cabane : bien campés sur leurs appuis, ils ont toujours un bras de libre, celui qu’il passe sous les cuisses des piliers de façon a bien s’arrimer.
Et puis, quand le moment est venu, quand le deuxieme barre a bien prémédité son coup, ou quand il entend le signal (le 9 annonce une « Gabriel ») il exerce de ce bras un savant mouvement de balancier sous la melée en direction du camp adverse.
Résultat : une tomate dans la gueule du talonneur, la melée se releve, c’est l’échauffourée.
Sous ses airs de géant débonnaire, avec son élasto qui lui écrase les arcades, sa vaseline qui déborde et ses Rivat montantes, le bon vieux deuxieme ligne pourrait faire rire les enfants, comme le ferait un monstre gentil.
Il n’en est rien. Le seconde barre de métier est un concentré de vice, un type bien énervant qui vous nargue en arborant un sourire sardonique tout en protege-dents.
Il ne s’énerve jamais et accomplit tous ses gestes, meme les moins recommandables, avec un sang-froid de professionnel.
Quand ça fait pas de bruit et que ça fait mal, il est probablement passé par la.
Bref, le 4 ne s’embarrasse pas avec le maniement de la balle, qui se limite au cas échéant a l’arrachage ou a la passe de sac de patates.
Pour le style, on frappe pas vraiment a la bonne porte.
Le deuxieme ligne a une vision plus périphérique du jeu.
Tout ce qui tourne autour du ballon l’intéresse.
Une main adverse qui traîne dans un regroupement, un talonneur un peu trop fouineur, une troisieme ligne un peu top hardie… et hop, notre deuxieme ligne fait le ménage, de façon licite, voire un peu moins si nécessaire.
Aujourd’hui, le rugby moderne consacre le deuxieme barre joueur de ballon, coureur, sauteur.
La mort annoncée de nos éléphants d’Afrique.
et n'oubliez pas que:
"En mélée ,il vaut mieux etre le boucher que le taureau." Vincent Moscato
et que:
"un maul c'est comme une partouze,.... si on est mal placé on se fait enculer"
papasupporter le 02/12/2008 à 20:00:39
petit retour sur la rencontre PTR-Pont Duch:
OUH LA LA LA LA, ON NE RRRRREFAIT PAS LE MATCH!!!
OUH LA LA LA LA NON SURTOUT ON NE REFAIT PAS LE MATCH!!!
Que c'est dur d'être spectateur de ce genre de rencontre. Surtout quand on croit en son équipe et qu'on la supporte avec ferveur. Je ne parle pas de l'état d'esprit du coach au coup de sifflet final: il doit se demander si c'est bien cette équipe qu'il entraîne depuis plusieurs mois.
Et oui, il en va ainsi du sport: il y a des jours où rien (ou presque) ne fonctionne comme on l'aurait souhaité.
Le pire c'est qu'en jouant 20 minutes seulement sur la rencontre (les 20 dernières), la victoire est là. Mais de quelle façon? Un seul essai construit et le reste sur des exploits individuels. Si ceux ci sont louables et remarquables, on ne peut s'en satisfaire.
Samedi, vous nous deviez plus que la victoire, on pouvait espérer aussi la manière (sans que tout ne soit parfait bien sûr).
Alors il faut trouver des explications et des remèdes pour s'enrichir une nouvelle fois de cette "expérience". Vous êtes vous mis trop de pression avant le match? Ne supportez vous pas votre statut de "leaders" du groupe? Etiez vous trop sûrs de vous et avez vous crus que tout serait facile?
A vous collectivement de trouver ce qui a cloché pour ne pas renouveller cette prestation. Pourtant vous étiez prévenus qu'avec Pont Duch ce n'est jamais facile. Les matchs sont tjrs accrochés.
Dès le premier regroupement ils vous ont mis en difficulté. Bien sûr par la suite ils ont fait dans la roublardise en ne poussant plus les mêlées: d'accord ce sont des méthodes de "gagne petit" et je suis d'accord que cela pourrit notre jeu aujourd'hui (" Les mélées c'est comme les orgasmes quand c'est simulé ça ne vaut rien ! ").
Ensuite sortie sur blessure: là aussi il faut apprendre à gérer ces situations. Les blessures font partie de ce sport et il faut faire avec même si on est frustré et déçu, il faut l'accepter et les gérer avec calme (samedi le ton est monté beaucoup trop par rapport à cet incident). Ce serait mieux de tjrs penser au collectif et en chaque situation essayer de garder l'équipe soudée et unie (surtout quand ca part en vrille!).
Bref peu de choses ont marché samedi dernier: vous avez du montrer à votre coach tout le contraire de ce qu'il aimerait vous voir faire. Peu importe, il faut positiver et repartir de l'avant. Se mobiliser pour aller finir l'année 2008 en beauté à Saint Pourçain. Vous allez rebondir et sortir un gros et beau match là bas (d'ailleurs peut être qu'il faut jouer tous les matchs à l'extérieur et que vous voulez trop bien faire à domicile!!).
VOUS AVEZ ENCORE 80MN A JOUER CETTE ANNEE. SAMEDI FAITES PLAISIR A VOTRE COACH, IL LE MERITE. FAITES LE POUR LUI. POUR LUI MONTRER QUE SES EFFORTS JOURNALIERS POUR VOUS FAIRE PROGRESSER NE SONT PAS VAINS. ENSUITE VOUS AUREZ LE DROIT A UNE GROSSE RENCONTRE ENTRE VOUS TOUS ET AVEC LUI LE 13 DECEMBRE.
ALLEZ PTR. ALLEZ LES JUNIORS
PS pour JEF: sûr que tu vas remonter nos juniors pour sortir un gros match samedi, pas de pb. A bientôt
Coach Juniors le 25/11/2008 à 09:40:51
En réponse à Papasupporter ! Belle idée du trombinoscope ... Je note et je me mets à l'ouvrage. Le temps, je le trouverai ! Et l'envie ne m'a jamais quitté ! Avec des jeunes de cette trempe, on ne peut qu'être motivé ...
Toutes les idées sont bonnes à prendre et à être étudiées, ne pas hésiter à les faire connaitre !
papasupporter le 22/11/2008 à 10:29:34
Une petite suggestion pour le coach (s'il le veut et a le temps): ça serait sympa de mettre sur le blog un trombinoscope de l'équipe et des encadrants avec les noms et surnoms des oiseaux. Merde pour cet après midi
>3ti3nn3< le 19/11/2008 à 14:33:22
Je viens enfin de découvrir ce blog, donc je laisse un petit commentaire pour exprimer ma joie de jouer au PTR avec une super équipe.
Longue vie au Pays de Thiers Rugby et samedi j'espère qu'il y aura de l'envie pour ne faire qu'une bouchée de st-Flour.
papasupporter le 18/11/2008 à 14:05:40
C'EST PAS POUR DIRE MAIS JE ME SENS BIEN SEUL A ALIMENTER CE BLOG!!!!
SERAIS JE LE SEUL FERVENT SUPPORTER DE NOS JEUNES QUI MERITENT NOTRE SUPPORT??
J'ESPERE AU MOINS QU'ILS LISENT MES ENCOURAGEMENTS!!! (ils sont sincères)
papasupporter le 18/11/2008 à 13:57:31
Inutile de mettre trop de pression avant le déplacement de samedi.
Tiens à propos de déplacement, ce sera le 1er de la saison en bus.
C'est toute une épopée les déplacements en bus des sportifs, surtout lorsqu'il s'agit de rugbymen:
DANS LE CAR
Dans une bétaillere ou dans un car rutilant a deux étages, les déplacements d’une équipe de rugby marquent durablement la carriere d’un joueur. Toujours les memes rituels, les memes joueurs de cartes et les memes chansons paillardes...
Quand on joue a l’extérieur, un match de rugby c’est 80 minutes sur le terrain et surtout d’interminables heures de voyage en car. Pour un peu que les types d’en face aient planté leurs poteaux a 400 km de chez vous, ça veut dire départ dans le meilleur des cas a 7h du mat’ pour un retour assuré dans ses pénates a minuit, si on traîne pas trop.
Tout commence dans le petit matin bleme d’un parking ou l’on attend tous les traînards qui ne se sont pas réveillés. Alors certains finissent leur nuit dans le carrosse, et d’autres, completement vaseux, errent a proximité d’une montagne de sacs de sport qui s’amoncelent sur le bitume, pres des soutes qui ne sont pas encore ouvertes. A cette heure la, les gens ne sont pas tres loquaces. On se salue amicalement et on s’évite mutuellement la terrible épreuve des haleines de poney.
Car dans l’urgence du réveil, peu ont le réflexe Colgate. Quant a ceux qui ont guinché la veille, fusillés du regard par les entraîneurs, ils s’échouent sur la banquette arriere tels de vieilles épaves.
Les sénateurs tapent le carton
Et puis l’équipage se met en branle comme un seul homme. Le calvaire peut démarrer. D’ailleurs, bien souvent, la gueule que tire les chauffeurs est assez édifiante : le pauvre a tiré le gros lot, quarante rugbymen a convoyer pendant des heures, et en plus un dimanche, jour de repos, quelle poisse ! Il y a d’abord les parrains du groupe, les sénateurs, ceux qui ont assez d’autorité morale pour s’etre appropriés les fameuses quatre places autour de la seule table. Ceux-la, imperturbables, jouent aux cartes du début a la fin du trajet, a l’aller comme au retour. Ces spécimens peuvent s’enfiler plus de mille kilometres dans la journée, en faisant abstraction totale de ce qui les entoure, sans broncher, sans manifester le moindre signe d’impatience. Un véritable îlot de sérénité. Impressionnant.
Le reste émerge peu a peu dans un murmure qui ne tarde pas a s’amplifier. Quelques salopards relâchent avec délectation leur sphincter pour enfumer sans vergogne l’habitacle du car, histoire de réveiller tout le monde. A croire que certains se gavent de cassoulet la veille au soir pour commettre de tels attentats… Les regards se braquent bientôt sur ce qu’il convient d’appeler l’opium du rugbyman en transhumance : l’écran vidéo.
Film de baston a l’aller, le boulard au retour !
Ce public est effectivement particulierement cinéphile : c’est film de baston a l’aller et film de cul au retour. Des les premiers râles de Van Damne et les premiers mots d’esprit de Wesley Snipes, le pauvre petit étudiant qui s’était donné bonne conscience en emportant ses cours comprend vite qu’il est temps d’abandonner ses voux pieux. Lavage de cerveau jalonné de pauses pipi-cigarettes garantit de bonnes dispositions psychologiques avant le combat dominical. L’abrutissement collectif est parfois interrompu par le coach qui discretement, se glisse sournoisement a vos côtés, échange des banalités navrantes avant d’en venir a ce qui a motivé son intrusion : le match de l’apres-midi qui manifestement le tracasse au point de perturber une bonne séance de cinéma. Quel con !
Arrivés a destination, direction le petit bouillon qui attend le troupeau affamé. Il est environ 11h 30, et les sempiternelles crudités sont déja servies dans les auges disposées en rang d’oignons.
ENFIN J'ESPERE QUE SAMEDI A L'ALLER VOUS SEREZ HYPERS CONCENTRES ET QU'AU RETOUR ON ENTENDRA CHANTER...
papasupporter le 18/11/2008 à 13:57:30
Inutile de mettre trop de pression avant le déplacement de samedi.
Tiens à propos de déplacement, ce sera le 1er de la saison en bus.
C'est toute une épopée les déplacements en bus des sportifs, surtout lorsqu'il s'agit de rugbymen:
DANS LE CAR
Dans une bétaillere ou dans un car rutilant a deux étages, les déplacements d’une équipe de rugby marquent durablement la carriere d’un joueur. Toujours les memes rituels, les memes joueurs de cartes et les memes chansons paillardes...
Quand on joue a l’extérieur, un match de rugby c’est 80 minutes sur le terrain et surtout d’interminables heures de voyage en car. Pour un peu que les types d’en face aient planté leurs poteaux a 400 km de chez vous, ça veut dire départ dans le meilleur des cas a 7h du mat’ pour un retour assuré dans ses pénates a minuit, si on traîne pas trop.
Tout commence dans le petit matin bleme d’un parking ou l’on attend tous les traînards qui ne se sont pas réveillés. Alors certains finissent leur nuit dans le carrosse, et d’autres, completement vaseux, errent a proximité d’une montagne de sacs de sport qui s’amoncelent sur le bitume, pres des soutes qui ne sont pas encore ouvertes. A cette heure la, les gens ne sont pas tres loquaces. On se salue amicalement et on s’évite mutuellement la terrible épreuve des haleines de poney.
Car dans l’urgence du réveil, peu ont le réflexe Colgate. Quant a ceux qui ont guinché la veille, fusillés du regard par les entraîneurs, ils s’échouent sur la banquette arriere tels de vieilles épaves.
Les sénateurs tapent le carton
Et puis l’équipage se met en branle comme un seul homme. Le calvaire peut démarrer. D’ailleurs, bien souvent, la gueule que tire les chauffeurs est assez édifiante : le pauvre a tiré le gros lot, quarante rugbymen a convoyer pendant des heures, et en plus un dimanche, jour de repos, quelle poisse ! Il y a d’abord les parrains du groupe, les sénateurs, ceux qui ont assez d’autorité morale pour s’etre appropriés les fameuses quatre places autour de la seule table. Ceux-la, imperturbables, jouent aux cartes du début a la fin du trajet, a l’aller comme au retour. Ces spécimens peuvent s’enfiler plus de mille kilometres dans la journée, en faisant abstraction totale de ce qui les entoure, sans broncher, sans manifester le moindre signe d’impatience. Un véritable îlot de sérénité. Impressionnant.
Le reste émerge peu a peu dans un murmure qui ne tarde pas a s’amplifier. Quelques salopards relâchent avec délectation leur sphincter pour enfumer sans vergogne l’habitacle du car, histoire de réveiller tout le monde. A croire que certains se gavent de cassoulet la veille au soir pour commettre de tels attentats… Les regards se braquent bientôt sur ce qu’il convient d’appeler l’opium du rugbyman en transhumance : l’écran vidéo.
Film de baston a l’aller, le boulard au retour !
Ce public est effectivement particulierement cinéphile : c’est film de baston a l’aller et film de cul au retour. Des les premiers râles de Van Damne et les premiers mots d’esprit de Wesley Snipes, le pauvre petit étudiant qui s’était donné bonne conscience en emportant ses cours comprend vite qu’il est temps d’abandonner ses voux pieux. Lavage de cerveau jalonné de pauses pipi-cigarettes garantit de bonnes dispositions psychologiques avant le combat dominical. L’abrutissement collectif est parfois interrompu par le coach qui discretement, se glisse sournoisement a vos côtés, échange des banalités navrantes avant d’en venir a ce qui a motivé son intrusion : le match de l’apres-midi qui manifestement le tracasse au point de perturber une bonne séance de cinéma. Quel con !
Arrivés a destination, direction le petit bouillon qui attend le troupeau affamé. Il est environ 11h 30, et les sempiternelles crudités sont déja servies dans les auges disposées en rang d’oignons.
ENFIN J'ESPERE QUE SAMEDI A L'ALLER VOUS SEREZ HYPERS CONCENTRES ET QU'AU RETOUR ON ENTENDRA CHANTER...
papasupporter le 11/11/2008 à 15:36:59
si j'ai bien compris, samedi 8 novembre, nos amis de Cusset ont pris un malin plaisir à vous priver de vestiaire avant la rencontre. Peut être y avait il pénurie de vestiaire mais celà les arrangeait aussi dans leur entreprise de déstabilisation de l'adversaire. Bien mal leur en a pris: 6 ESSAIS à l'arrivée!! Mais c'est qd même dommage, voici de quoi ils vous ont privé:
LES VESTIAIRES
Objet de multiples fantasmes, l’antre des rugbymen quelques instants avant le début du match, vaut le détour. Lieu clos interdit a toutes personnes étrangeres a la tribu, cage ou les fauves tournent en rond dans une atmosphere saturée de stress et de camphre, l’endroit, propice aux comportements les plus grégaires est aussi un formidable révélateur de personnalité. Immersion.
De l’élite professionnelle au plus petit niveau amateur, les vestiaires de rugby se ressemblent. Petit palace pour stars de Stade de France ou Algecos minables, ils s’y passe souvent la meme chose : une préparation de match, avec tout ce que cela suggere comme stress. Car le rugby a ceci de particulier qu’il est un rude combat physique, ou chaque joueur doit s’attendre au contact direct avec l’adversaire et doit donc se préparer a prendre des coups, voire des grosses marmites, selon la tournure des événements… D’ou la terrible pression qui s’abat sur les épaules soudain bien freles des quinze joueurs s’appretant a rentrer dans l’arene. La question est donc de savoir comment chacun de ces individus tolere cette pesante atmosphere, qui dépasse, on l’a bien compris, le simple enjeu sportif.
Tout d’abord le facteur aggravant : la promiscuité des lieux, phénomene qui exacerbe tous les affects. Regroupés comme du bétail ruminant leur anxiété, l’effet de groupe joue a fond…
Reconstituons le déroulement type de l’heure précédant la libération des betes.
14h : tout le monde rentre dans les vestiaires : joueurs, entraîneur, kiné, parfois dirigeants. Le rituel peut commencer. Chacun se dirige machinalement vers sa place habituelle pour y poser, ou plutôt y balancer son sac, signe indéniable d’une nervosité déja palpable. On déconne encore pour évacuer le stress, on rit jaune, on commence a penser au match, bref un début de concentration s’installe. Le compte a rebours se déclenche.
14h10 : apres un moment d’errements collectifs, les choses sérieuses commencent, on sort ses affaires. Les plus méticuleux extraient de leur sac une paire de pompe superbement cirée de la veille, crampons en alu de 18 rutilants, short impeccable, un slip tout frais et des chaussettes propres cela va sans dire. D’autres, un peu moins maniaques, sortent des godasses terreuses avec des crampons nazes, un short en haillon, des chaussettes qui fouettent a 3 km et un slip qui fleure bon la garrigue… Vient alors dans la foulée la remise plus ou moins solennelle des maillots. Parfois, quand le match est vraiment important, l’entraîneur appelle votre nom, vous apporte le maillot comme une offrande en vous lâchant un regard grave du genre 'j’ai confiance en toi alors te déchire cet apres-midi, ne me déçois pas…'. Mais en général, c’est un dirigeant qui vous jette votre pelure a travers la gueule en beuglant votre numéro.
14h20 : un vestiaire de rugby, c’est aussi tres scato… et pour cause, vous connaissez tous certaines fâcheuses manifestations du stress. Or, le probleme dramatique est l’effet d’entassement qui rend les conséquences de ces troubles digestifs et autres flux de ventre parfois a la limite du supportable. C’est en tous cas quand on commence a renifler des odeurs pas tres catholiques qu’on comprend qu’un processus de concentration intense a démarré. Imaginez-vous la scene : aux quatre coins de la piece, les premieres vesses bien sournoises se mettent a fuser, d’autres caisses plus musicales mais néanmoins aussi putrides sont lâchées sans vergogne. Des protestations s’élevent, mais le traditionnel « putain qui c’est qu’a chié ? » reste sans effets. Les plus résignés s’emmitouflent dans leur maillot ou respirent par la bouche, puis de guerre lasse, apportent leur contribution au bouquet ambiant… C’est a peu pres a ce moment-la que les dirigeants décident d’évacuer les lieux. On reste alors en famille, au milieu des effluves de jasmin et de violettes. Les plus ballonnés par le stress montant insidieusement, s’en vont du côté des malheureuses latrines qui jouxtent les vestiaires et qui paraissent vite débordées par tant de fougue. Y aller en dernier, c’est un acte de bravoure… ou de nécessité absolue.
Le camphre, baume universel
14 h 30 : tout le monde est en tenue, et encore une fois il est question d’odeurs, mais douces et agréables, celles du baume universel, de l’onguent magique de tous les rugbymen dignes de ce nom : le camphre. Ses effluves mentholées parfument ce qui reste d’atmosphere. Puis il s’étale sur les cuisse glabres et fuselées des trois-quarts ou sur les gros culs poilus des piliers, s’amasse sur les arcades proéminentes des deuxiemes barres… Bref, il prépare les corps a la terrible joute qui s’annonce. Déja, certains commencent a tourner en rond avec leurs cuisses de poulet ébouillantés par les diverses cremes chauffantes et cherchent du regard d’autres partenaires pour jauger mutuellement leurs dispositions d’avant match. Dernieres petites recommandations techniques individuelles dispensées par un coach dont on se demande si sa femme n’est pas entrain d’accoucher dans le vestiaire d’a côté. Tout le monde est en tenue, on sort pour l’échauffement (20mn) puis on revient pour une dizaine de minutes épiques…
14 h 50 : cette fois, ça y’est, on ne rigole plus, faut commencer a lâcher la goupille et déposer les neurones dans le sac. L’instant est généralement un moment privilégié de la vie de groupe qui voit l’entraîneur et le capitaine se disputer un véritable concours d’éloquence ; car il faut les motiver tous ces garçons, la pression doit etre a son paroxysme. Le coach prend la parole au milieu d’une assemblée silencieuse, prete a tressaillir aux mots qui feront mouche. Exercice difficile pour l’orateur qui doit vivre intensément son discours pour communiquer son influx. Le style guerrier est fréquemment de mise, objectif : transformer quinze jeunes gens bien sous tous rapports en serials killers. Des lors, toutes les ficelles sont bonnes pour le coach qui apres avoir rappelé les principes fondamentaux des vertus du combat, du courage et du sacrifice, peut jouer sur la fibre de l’orgueil, du genre : "ils nous ont mis quarante grains au match aller, ils nous prennent pour des guignols, ils ont le sourire aux levres, on va les peler comme des rats…". Discours ayant une certaine emprise sur les esprits les plus… réactifs : les "gros", c’est-a-dire les avants, plus exposés a la brutalité du jeu, trépignent et se tiennent par le maillot en tirant des gueules de pit-bulls. Parfois, certains joueurs galvanisés et un peu trop émotifs craquent en sanglotant comme des gamins a qui on aurait volé leur gouter. D’autres vivent ces appels a la guerre sainte de façon plus intérieure, il s’agit d’ordinaire des trois-quarts qui ont besoin de tout leur sang froid pour assurer sur le terrain. Mais quand meme, aux expressions "va falloir avoir les couilles", "on va leur marcher sur la gueule", "on est chez nous, merde !", etc… ils ont souvent tendance a pâlir, se replier dans leur coquille, bref a se chier dessus.
Puis vient l’heure du capitaine, qui dans ces moments la n’est pas tres enclin a donner dans la grande pédagogie. Alors il en rajoute une couche du style "pas de tricheurs sur le terrain, tous au mastic !!!", moins inspiré il arrive qu'il se fende d’un magistral : "les mecs, si on perd aujourd’hui, c’est la défaite merde !". Et la, il n’est pas rare qu'on entende un gros fou rire étouffé.
Heureusement que vous avez pu bénéficier d'une douche à la fin du match! Parce que les douches, c'est qd même quelque chose!
LES DOUCHES
Lieu hors du temps ou sont bannies toutes formes de fausse pudeur, ou la nudité se montre brute de brute, le bloc douche est un petit eden pour les braves qui trouvent dans la moiteur apaisante source de réconfort. Dans les vapeurs suffocantes, des corps sculpturaux se détendent.
Les griffures qui décorent les torses torturés témoignent de l’âpre combat qui vient de se dérouler.
L’écume savonneuse a la fleur d’oranger n’en finit plus de couler sur ces buffets d’acier, ces pectoraux saillants, le long de ces dos puissants jusqu’a la naissance de fesses bien rebondies.
Dans la brume d’étuve, on entend des soupirs, des regards complices se croisent, les éphebes s’effleurent, les savonnettes tombent. .Michel-Ange n’aurait pas craché sur ces scenes de mâle poésie.
Mais bon ça, c’est pour le folklore… et les phantasmes. La réalité est bien différente.
Question force en présence, conservez quelques bellâtres a la plastique flatteuse et ajoutez-y une bonne dose de gros culs poilus, de grands échalas et de petits trapus afin d’obtenir la composition vraisemblable des douches de rugbymen.
Car le rugby, c’est quand meme la diversité, et question nudité, c’est un mélange curieux qui donne a l’endroit un côté un peu clip vidéo pour une marque de slip et a l’envers un côté un peu cour des miracles, ou pub pour Cochonou.
Mais bon, quand on y est, on s’en rend pas compte, a force de se doucher ensemble, on finit par se connaître par cour et on a renoncé depuis bien longtemps a se détailler mutuellement, sauf quand on est d’une humeur chambreuse.
Place au Phénomene…
Pas de complexes, on est tel qu’on est… on trouvera toujours mieux ou toujours pire, comme thérapie de groupe, c’est pas mal.
Bon d’accord, il y en a toujours un ou deux, des vrais exhibitionnistes, qui conscients de leurs formes avantageuses aiment se montrer.
Genre de mec qui met trois plombes a se rhabiller, debout sur un banc, de préférence quand la porte des vestiaires est grande ouverte.
Mais en pratique, les douches, c’est avant tout un bel embouteillage. Trop de joueurs, pas assez de places, pas assez de pression dans les tuyaux, trop de crasse a laver, top de traînards, trop de passe-droits aussi.
Qui n’a jamais pesté contre un sénateur du groupe, un vieux loup du club qui prétend avoir, depuis le temps, une douche attitrée, ce qui l’autorise a regarder les petits jeunes attendre se cailler a poil dans le bloc, jusqu’a épuisement de l’eau chaude.
Pas tres sport certes. Comme ceux qui, économes ou avares, et un brin parasites, n’apportent jamais de gel douche et se contentent avec cynisme de piquer l’Ushuaia a la pomme verte du pauvre gnangnan qui lui se ruine en budget soins corporels… Classique.
Et puis, dans les douches, c’est toujours l’occasion de pointer le Phénomene, celui qui fait parler de lui toute la saison parce qu’il a tendance a transformer les endroits ou il se balade en véritable vivarium a cause du reptile, genre boa constricteur, qui pendouille ou vous savez.
Curiosité de la nature qui ne manque pas, a chaque fois, de méduser tous ses camarades qui évoquent cette anomalie soit avec un effarement amusé, soit avec une commisération sincere envers sa conjointe.
Toujours est-il que le garçon, heureux élu, aura gagné le droit d’etre appelé par tous les surnoms possibles et imaginables, style "Dumbo", "la béquille" ou "la théiere" . Le "lauréat" n’en prend généralement pas ombrage et en tire meme parfois un certain orgueil, quand il est assez benet pour ça…
ALLEZ ON VERRA BIEN QUELLE AVENTURE VOUS ATTEND A LA PROCHAINE JOURNEE. Prenez du plaisir ensemeble et sortez nous un gros match contre Bort le 15 novembre. On vous soutient. Allez PTR!!!
@driSdriM le 04/11/2008 à 13:42:18
Bon alors nos deux piliers etienne et anthonny échappent qlq peu à la règle en matière de succès auprès des enfants ...
papasupporter le 04/11/2008 à 12:25:50
et oui, les agapes de la Toussaint sont terminées, l'entraînement a repris (pas trop nombreux malgré les vacances!!!), il est temps de se motiver pour le gros match de samedi.
chacun devra savoir ce qu'il a à faire et bien le faire.
Et comme le rugby commence devant, à tout seigneur tout honneur voici un portrait type du "pilard":
LES PILIERS
Etrange bipède dont la morphologie évoque nos lointains cousins quadrumanes, le pilier se nourrit exclusivement de saucisson. Figure inénarrable du rugby, le spécimen prête volontiers le flanc a la caricature...
Quand on veut dépeindre le rugbyman sous les traits grossiers d’une brute épaisse dont l’essentielle faculté est de s’incliner pour pousser en mêlée, c’est bien sur au pilier que l’on pense. Le cliché est un peu éculé me direz-vous. De nos jours, les piliers dits "modernes" sont des athlètes affutés sans un gramme de graisse, galopant aux quatre coins du pré, capables de vous envoyer des
passes vissées de 30 mètres. Heureusement pour le folklore de notre sport, ce tableau idyllique ne concerne qu’une poignée de joueurs professionnels composant le gratin de l’élite nationale. Les autres sont bien souvent à cataloguer dans la série "a l’ancienne". Dépassant allégrement le quintal, un cou de taureau, tout dans le jarret et dans les reins, rien dans les abdos (hormis la Kro), le pilard
traditionnel est voué aux tâches obscures de ce jeu : tordre son alter ego en mêlée, arracher des ballons dans les mauls et c’est à peu pres tout. Jamais vous ne verrez un n° 1 ou un n° 3 porter le cuir dans une course folle et chaloupée pour prendre des intervalles au milieu des gazelles. Cela lui est généralement formellement interdit par son coach, et
d’ailleurs, ce serait contre-nature...
Les hommes de l’ombre
Quand on joue à la pile, on va au charbon, on fait sa sale besogne et surtout on se tait. Et pour cause, le pilier est certes un homme fort, roué et vicelard, sa mobilité est limitée et ne peut donc jouer les stars en tortillant du cul. On les voit parfois tenter quelques foulées courageuses en début de partie, histoire de montrer qu’ils sont eux aussi des sportifs, et puis après, harassés par les travaux de force auxquels ils se bornent, marchent péniblement d’un regroupement a un autre, les mains appuyées sur les reins, cherchant l’oxygène
comme des grosses carpes sorties de la rivière. Néanmoins, tous les rugbymen vous le diront, un bon pilier, solide comme un roc, vaillant comme une mule, est une denrée ô combien précieuse. Deux piliers défaillants et c’est souvent la maison qui s’écroule, par contre s’ils sont conquérants, on peut voyager tranquille. Même les vieux adages ovaliens le disent : "le rugby, ça commence devant", et comme devant ça commence avec eux, mieux vaut être bien armés en première ligne.
Qui fait peur aux enfants, qui largue des caisses abominables ?
Il faut en effet être un gaillard de la meilleure moelle pour affronter toutes les avanies de ce sport. Qui ramasse les poires en premier quand une mêlée se relève ? le pilier. Qui sort du terrain la gueule en vrac ? le pilier. Qui est condamné a l’anonymat éternel ? le pilier. Qui se couvre de ridicule en se tartinant la fiole de vaseline et en se passant un bandeau d’élasto autour de la tête ? le pilier. Qui a les oreilles en choux-fleurs ? qui ne trouvent pas de shorts a sa taille, qui fait peur aux enfants, etc, etc… Alors vraiment, à tous les piliers de la terre, je rends un hommage à la bravoure, à l’abnégation et à l’humilité.
Et oui, finalement , on les aime bien nos bons vieux pilards, ils amènent un peu de sel dans une vie de groupe. On les brocarde gentiment, on les taquine parce qu’on sait que c’est facile et qu’ils n’ont pas toujours une répartie foudroyante. Faut dire qu’ils cherchent aussi… quand quelqu’un lâche une caisse abominable et enfume un car entier, c’est toujours sur les piliers que les soupçons s’abattent, quand, juste avant un match, un chiotte est "nutellisé"* sans vergogne, on voit souvent en sortir une bourrique, fière de son forfait, arborant un 1 dans le dos. Et puis, qui mange tout le saucisson dans les collations d’après-match ?
* Nutelliser : formidable néologisme construit sur la racine étymologique de "Nutella". Imaginez-donc une cuvette ressemblant a un pot de Nutella en fin de vie…
papa supporter le 02/11/2008 à 12:43:21
déçu, dimanche 2/11/08 à 12h30 et tjrs pas le résultat de la rencontre du samedi soir!!!
qui a été le meilleur au lancer de pizza? combien de patates distribuées? le terrain était il humide? détrempé? l'infirmerie s'est elle remplie? les stats du match? on ne sait pas
bon il va falloir se remettre rapidement de cette rencontre éprouvante!! UN TRES GROS MORCEAU vous attend samedi après midi à Cusset. Vous n'avez pris que les plus faibles équipes. On va savoir si vous avez de la moelle et comme je crois en vous, vous allez vous mobiliser et vous défoncer pour faire un ENOOORME résultat le 8 novembre. Malheureusement je ne pourrai pas vous suivre pour ce match mais de là où je serai je braillerai tellement fort que vous m'entenderez qd même.
ALLEZ LES JEUNES! ET MERDE!!
@driSdriM le 28/10/2008 à 17:00:48
"risque"*
dsl pr la coquille
@drisdriM le 28/10/2008 à 16:59:40
Une proposition pour coach junior-créateur et "mise à jourEUR"(mdr) de ce super blog :
est-il possible de changer les skins de ce blog ou du moins de les embellir des logos du club (ou cela risue de concurrencer le site officiel )???
coach cadets le 21/10/2008 à 19:35:58
Post-scriptum : Coach cadets se sent bien seul sur les commentaires ?
Il a connu ses troupes moins timides.......
Lâcher vous ..., mais pas trop quand même , je sais par expérience ou ça mêne ..LOL!
coach cadets le 21/10/2008 à 19:29:02
Coach cadets invité par coach juniors à prendre le
café visionne la vidéo du match contre l'artière et tire deux conclusions : Belle prestation de la femme de coach juniors à la vidéo (bravo et merci !) + félicitations pour votre victoire !!!, bien que les 2
coachs sont d'accord pour dire que le travail et l'assiduité à l'entrainement sont toujours payantes et à la mine les mecs!! fiers de vous et toujours au soutient , mais dans l'axe bien sûr !! LOL!!
coach cadets le 20/10/2008 à 07:43:33
Une seule et unique pensée pour ce groupe juniors
qui se confond avec la citation d'un vrai et grand commentateur sportif de ma génération et qui est de ma part empreinte de la même affection sincère "ALLEZ LES PETITS !"
Commentaires
coach cadets le 02/01/2009 à 11:14:27Coach cadets , vous adressent à tous , joueurs encadrants et accompagnants ses meilleurs voeux de plénitude et de réussite pour cette nouvelle année 2009!
Sincères saluatations et amitiées ovales !
Eric
papasupporter le 02/12/2008 à 20:07:26
Sourions un peu.
Samedi dernier vous avez été un peu bousculés dans les regroupements, alors il faut repartir sur de bonnes bases dans ce domaine et là il y a deux gars qui ont un rôle important parmi les gros:
LES 2EME LIGNES
Ils chaussent du 50 et n’ont plus que quelques dents. Déplaçant laborieusement leur immense carcasse, ils dépassent facilement le quintal et ne passent pas inaperçus. Ils sont… les deuxiemes barres.
Le 4 et le 5 forment généralement une belle paire de mules.
La principale fonction d’un seconde barre, comme on dit dans le jargon, c’est de pousser en melée et de sauter en touche.
Bien évidemment, ne pas prendre le verbe "sauter" au pied de la lettre car l’immense majorité de ces Gulliver de l’ovale éprouvent les pires difficultés a s’arracher du plancher des vaches. Soit il est une deuxieme ligne "moderne", c’est-a-dire parfaitement filiforme, presque athlétique et dans ce
cas comme le reglement l’autorise, ses copains peuvent le soulever tres haut pour qu’il s’empare du ballon, soit c’est une deuxieme ligne "a l’ancienne" : 120 kg et une détente verticale de morse sur la banquise, ce qui le rend inutile dans l’exercice de la touche.
Dans ces conditions, il convient hélas de constater que le gros deuxieme ligne est une espece menacée, un peu comme les éléphants d’Afrique.
C’est bien dommage, car le bougre a une place bien a part dans le paysage rugbystique, voire dans le sport en général.
Quelle discipline autre que le rugby aurait bien pu accueillir de pareils mastodontes, aussi vaillants que vicelards ? Eh oui, les 4 et 5, le fameux attelage de la melée, les deux poutres, occupent des postes si particuliers dans la conception traditionnelle de ce sport, qu’ils ont façonné leur propre mythe.
Au cour de la melée, enfermés dans la cage, les deux cerberes sont dans le secret des dieux : eux-seul savent vraiment ce qui se passe sous cette éphémere bâtisse de seize corps humains dont ils forment l’indestructible clé de voute.
L’art de la melée relevée
En l’occurrence, rien de tres romantique, puisque seuls les deuxiemes lignes cultivent l’art de la melée relevée.
Les deux géants occupent un poste stratégique dans la cabane : bien campés sur leurs appuis, ils ont toujours un bras de libre, celui qu’il passe sous les cuisses des piliers de façon a bien s’arrimer.
Et puis, quand le moment est venu, quand le deuxieme barre a bien prémédité son coup, ou quand il entend le signal (le 9 annonce une « Gabriel ») il exerce de ce bras un savant mouvement de balancier sous la melée en direction du camp adverse.
Résultat : une tomate dans la gueule du talonneur, la melée se releve, c’est l’échauffourée.
Sous ses airs de géant débonnaire, avec son élasto qui lui écrase les arcades, sa vaseline qui déborde et ses Rivat montantes, le bon vieux deuxieme ligne pourrait faire rire les enfants, comme le ferait un monstre gentil.
Il n’en est rien. Le seconde barre de métier est un concentré de vice, un type bien énervant qui vous nargue en arborant un sourire sardonique tout en protege-dents.
Il ne s’énerve jamais et accomplit tous ses gestes, meme les moins recommandables, avec un sang-froid de professionnel.
Quand ça fait pas de bruit et que ça fait mal, il est probablement passé par la.
Bref, le 4 ne s’embarrasse pas avec le maniement de la balle, qui se limite au cas échéant a l’arrachage ou a la passe de sac de patates.
Pour le style, on frappe pas vraiment a la bonne porte.
Le deuxieme ligne a une vision plus périphérique du jeu.
Tout ce qui tourne autour du ballon l’intéresse.
Une main adverse qui traîne dans un regroupement, un talonneur un peu trop fouineur, une troisieme ligne un peu top hardie… et hop, notre deuxieme ligne fait le ménage, de façon licite, voire un peu moins si nécessaire.
Aujourd’hui, le rugby moderne consacre le deuxieme barre joueur de ballon, coureur, sauteur.
La mort annoncée de nos éléphants d’Afrique.
et n'oubliez pas que:
"En mélée ,il vaut mieux etre le boucher que le taureau." Vincent Moscato
et que:
"un maul c'est comme une partouze,.... si on est mal placé on se fait enculer"
papasupporter le 02/12/2008 à 20:00:39
petit retour sur la rencontre PTR-Pont Duch:
OUH LA LA LA LA, ON NE RRRRREFAIT PAS LE MATCH!!!
OUH LA LA LA LA NON SURTOUT ON NE REFAIT PAS LE MATCH!!!
Que c'est dur d'être spectateur de ce genre de rencontre. Surtout quand on croit en son équipe et qu'on la supporte avec ferveur. Je ne parle pas de l'état d'esprit du coach au coup de sifflet final: il doit se demander si c'est bien cette équipe qu'il entraîne depuis plusieurs mois.
Et oui, il en va ainsi du sport: il y a des jours où rien (ou presque) ne fonctionne comme on l'aurait souhaité.
Le pire c'est qu'en jouant 20 minutes seulement sur la rencontre (les 20 dernières), la victoire est là. Mais de quelle façon? Un seul essai construit et le reste sur des exploits individuels. Si ceux ci sont louables et remarquables, on ne peut s'en satisfaire.
Samedi, vous nous deviez plus que la victoire, on pouvait espérer aussi la manière (sans que tout ne soit parfait bien sûr).
Alors il faut trouver des explications et des remèdes pour s'enrichir une nouvelle fois de cette "expérience". Vous êtes vous mis trop de pression avant le match? Ne supportez vous pas votre statut de "leaders" du groupe? Etiez vous trop sûrs de vous et avez vous crus que tout serait facile?
A vous collectivement de trouver ce qui a cloché pour ne pas renouveller cette prestation. Pourtant vous étiez prévenus qu'avec Pont Duch ce n'est jamais facile. Les matchs sont tjrs accrochés.
Dès le premier regroupement ils vous ont mis en difficulté. Bien sûr par la suite ils ont fait dans la roublardise en ne poussant plus les mêlées: d'accord ce sont des méthodes de "gagne petit" et je suis d'accord que cela pourrit notre jeu aujourd'hui (" Les mélées c'est comme les orgasmes quand c'est simulé ça ne vaut rien ! ").
Ensuite sortie sur blessure: là aussi il faut apprendre à gérer ces situations. Les blessures font partie de ce sport et il faut faire avec même si on est frustré et déçu, il faut l'accepter et les gérer avec calme (samedi le ton est monté beaucoup trop par rapport à cet incident). Ce serait mieux de tjrs penser au collectif et en chaque situation essayer de garder l'équipe soudée et unie (surtout quand ca part en vrille!).
Bref peu de choses ont marché samedi dernier: vous avez du montrer à votre coach tout le contraire de ce qu'il aimerait vous voir faire. Peu importe, il faut positiver et repartir de l'avant. Se mobiliser pour aller finir l'année 2008 en beauté à Saint Pourçain. Vous allez rebondir et sortir un gros et beau match là bas (d'ailleurs peut être qu'il faut jouer tous les matchs à l'extérieur et que vous voulez trop bien faire à domicile!!).
VOUS AVEZ ENCORE 80MN A JOUER CETTE ANNEE. SAMEDI FAITES PLAISIR A VOTRE COACH, IL LE MERITE. FAITES LE POUR LUI. POUR LUI MONTRER QUE SES EFFORTS JOURNALIERS POUR VOUS FAIRE PROGRESSER NE SONT PAS VAINS. ENSUITE VOUS AUREZ LE DROIT A UNE GROSSE RENCONTRE ENTRE VOUS TOUS ET AVEC LUI LE 13 DECEMBRE.
ALLEZ PTR. ALLEZ LES JUNIORS
PS pour JEF: sûr que tu vas remonter nos juniors pour sortir un gros match samedi, pas de pb. A bientôt
Coach Juniors le 25/11/2008 à 09:40:51
En réponse à Papasupporter ! Belle idée du trombinoscope ... Je note et je me mets à l'ouvrage. Le temps, je le trouverai ! Et l'envie ne m'a jamais quitté ! Avec des jeunes de cette trempe, on ne peut qu'être motivé ...
Toutes les idées sont bonnes à prendre et à être étudiées, ne pas hésiter à les faire connaitre !
papasupporter le 22/11/2008 à 10:29:34
Une petite suggestion pour le coach (s'il le veut et a le temps): ça serait sympa de mettre sur le blog un trombinoscope de l'équipe et des encadrants avec les noms et surnoms des oiseaux. Merde pour cet après midi
>3ti3nn3< le 19/11/2008 à 14:33:22
Je viens enfin de découvrir ce blog, donc je laisse un petit commentaire pour exprimer ma joie de jouer au PTR avec une super équipe.
Longue vie au Pays de Thiers Rugby et samedi j'espère qu'il y aura de l'envie pour ne faire qu'une bouchée de st-Flour.
papasupporter le 18/11/2008 à 14:05:40
C'EST PAS POUR DIRE MAIS JE ME SENS BIEN SEUL A ALIMENTER CE BLOG!!!!
SERAIS JE LE SEUL FERVENT SUPPORTER DE NOS JEUNES QUI MERITENT NOTRE SUPPORT??
J'ESPERE AU MOINS QU'ILS LISENT MES ENCOURAGEMENTS!!! (ils sont sincères)
papasupporter le 18/11/2008 à 13:57:31
Inutile de mettre trop de pression avant le déplacement de samedi.
Tiens à propos de déplacement, ce sera le 1er de la saison en bus.
C'est toute une épopée les déplacements en bus des sportifs, surtout lorsqu'il s'agit de rugbymen:
DANS LE CAR
Dans une bétaillere ou dans un car rutilant a deux étages, les déplacements d’une équipe de rugby marquent durablement la carriere d’un joueur. Toujours les memes rituels, les memes joueurs de cartes et les memes chansons paillardes...
Quand on joue a l’extérieur, un match de rugby c’est 80 minutes sur le terrain et surtout d’interminables heures de voyage en car. Pour un peu que les types d’en face aient planté leurs poteaux a 400 km de chez vous, ça veut dire départ dans le meilleur des cas a 7h du mat’ pour un retour assuré dans ses pénates a minuit, si on traîne pas trop.
Tout commence dans le petit matin bleme d’un parking ou l’on attend tous les traînards qui ne se sont pas réveillés. Alors certains finissent leur nuit dans le carrosse, et d’autres, completement vaseux, errent a proximité d’une montagne de sacs de sport qui s’amoncelent sur le bitume, pres des soutes qui ne sont pas encore ouvertes. A cette heure la, les gens ne sont pas tres loquaces. On se salue amicalement et on s’évite mutuellement la terrible épreuve des haleines de poney.
Car dans l’urgence du réveil, peu ont le réflexe Colgate. Quant a ceux qui ont guinché la veille, fusillés du regard par les entraîneurs, ils s’échouent sur la banquette arriere tels de vieilles épaves.
Les sénateurs tapent le carton
Et puis l’équipage se met en branle comme un seul homme. Le calvaire peut démarrer. D’ailleurs, bien souvent, la gueule que tire les chauffeurs est assez édifiante : le pauvre a tiré le gros lot, quarante rugbymen a convoyer pendant des heures, et en plus un dimanche, jour de repos, quelle poisse ! Il y a d’abord les parrains du groupe, les sénateurs, ceux qui ont assez d’autorité morale pour s’etre appropriés les fameuses quatre places autour de la seule table. Ceux-la, imperturbables, jouent aux cartes du début a la fin du trajet, a l’aller comme au retour. Ces spécimens peuvent s’enfiler plus de mille kilometres dans la journée, en faisant abstraction totale de ce qui les entoure, sans broncher, sans manifester le moindre signe d’impatience. Un véritable îlot de sérénité. Impressionnant.
Le reste émerge peu a peu dans un murmure qui ne tarde pas a s’amplifier. Quelques salopards relâchent avec délectation leur sphincter pour enfumer sans vergogne l’habitacle du car, histoire de réveiller tout le monde. A croire que certains se gavent de cassoulet la veille au soir pour commettre de tels attentats… Les regards se braquent bientôt sur ce qu’il convient d’appeler l’opium du rugbyman en transhumance : l’écran vidéo.
Film de baston a l’aller, le boulard au retour !
Ce public est effectivement particulierement cinéphile : c’est film de baston a l’aller et film de cul au retour. Des les premiers râles de Van Damne et les premiers mots d’esprit de Wesley Snipes, le pauvre petit étudiant qui s’était donné bonne conscience en emportant ses cours comprend vite qu’il est temps d’abandonner ses voux pieux. Lavage de cerveau jalonné de pauses pipi-cigarettes garantit de bonnes dispositions psychologiques avant le combat dominical. L’abrutissement collectif est parfois interrompu par le coach qui discretement, se glisse sournoisement a vos côtés, échange des banalités navrantes avant d’en venir a ce qui a motivé son intrusion : le match de l’apres-midi qui manifestement le tracasse au point de perturber une bonne séance de cinéma. Quel con !
Arrivés a destination, direction le petit bouillon qui attend le troupeau affamé. Il est environ 11h 30, et les sempiternelles crudités sont déja servies dans les auges disposées en rang d’oignons.
ENFIN J'ESPERE QUE SAMEDI A L'ALLER VOUS SEREZ HYPERS CONCENTRES ET QU'AU RETOUR ON ENTENDRA CHANTER...
papasupporter le 18/11/2008 à 13:57:30
Inutile de mettre trop de pression avant le déplacement de samedi.
Tiens à propos de déplacement, ce sera le 1er de la saison en bus.
C'est toute une épopée les déplacements en bus des sportifs, surtout lorsqu'il s'agit de rugbymen:
DANS LE CAR
Dans une bétaillere ou dans un car rutilant a deux étages, les déplacements d’une équipe de rugby marquent durablement la carriere d’un joueur. Toujours les memes rituels, les memes joueurs de cartes et les memes chansons paillardes...
Quand on joue a l’extérieur, un match de rugby c’est 80 minutes sur le terrain et surtout d’interminables heures de voyage en car. Pour un peu que les types d’en face aient planté leurs poteaux a 400 km de chez vous, ça veut dire départ dans le meilleur des cas a 7h du mat’ pour un retour assuré dans ses pénates a minuit, si on traîne pas trop.
Tout commence dans le petit matin bleme d’un parking ou l’on attend tous les traînards qui ne se sont pas réveillés. Alors certains finissent leur nuit dans le carrosse, et d’autres, completement vaseux, errent a proximité d’une montagne de sacs de sport qui s’amoncelent sur le bitume, pres des soutes qui ne sont pas encore ouvertes. A cette heure la, les gens ne sont pas tres loquaces. On se salue amicalement et on s’évite mutuellement la terrible épreuve des haleines de poney.
Car dans l’urgence du réveil, peu ont le réflexe Colgate. Quant a ceux qui ont guinché la veille, fusillés du regard par les entraîneurs, ils s’échouent sur la banquette arriere tels de vieilles épaves.
Les sénateurs tapent le carton
Et puis l’équipage se met en branle comme un seul homme. Le calvaire peut démarrer. D’ailleurs, bien souvent, la gueule que tire les chauffeurs est assez édifiante : le pauvre a tiré le gros lot, quarante rugbymen a convoyer pendant des heures, et en plus un dimanche, jour de repos, quelle poisse ! Il y a d’abord les parrains du groupe, les sénateurs, ceux qui ont assez d’autorité morale pour s’etre appropriés les fameuses quatre places autour de la seule table. Ceux-la, imperturbables, jouent aux cartes du début a la fin du trajet, a l’aller comme au retour. Ces spécimens peuvent s’enfiler plus de mille kilometres dans la journée, en faisant abstraction totale de ce qui les entoure, sans broncher, sans manifester le moindre signe d’impatience. Un véritable îlot de sérénité. Impressionnant.
Le reste émerge peu a peu dans un murmure qui ne tarde pas a s’amplifier. Quelques salopards relâchent avec délectation leur sphincter pour enfumer sans vergogne l’habitacle du car, histoire de réveiller tout le monde. A croire que certains se gavent de cassoulet la veille au soir pour commettre de tels attentats… Les regards se braquent bientôt sur ce qu’il convient d’appeler l’opium du rugbyman en transhumance : l’écran vidéo.
Film de baston a l’aller, le boulard au retour !
Ce public est effectivement particulierement cinéphile : c’est film de baston a l’aller et film de cul au retour. Des les premiers râles de Van Damne et les premiers mots d’esprit de Wesley Snipes, le pauvre petit étudiant qui s’était donné bonne conscience en emportant ses cours comprend vite qu’il est temps d’abandonner ses voux pieux. Lavage de cerveau jalonné de pauses pipi-cigarettes garantit de bonnes dispositions psychologiques avant le combat dominical. L’abrutissement collectif est parfois interrompu par le coach qui discretement, se glisse sournoisement a vos côtés, échange des banalités navrantes avant d’en venir a ce qui a motivé son intrusion : le match de l’apres-midi qui manifestement le tracasse au point de perturber une bonne séance de cinéma. Quel con !
Arrivés a destination, direction le petit bouillon qui attend le troupeau affamé. Il est environ 11h 30, et les sempiternelles crudités sont déja servies dans les auges disposées en rang d’oignons.
ENFIN J'ESPERE QUE SAMEDI A L'ALLER VOUS SEREZ HYPERS CONCENTRES ET QU'AU RETOUR ON ENTENDRA CHANTER...
papasupporter le 11/11/2008 à 15:36:59
si j'ai bien compris, samedi 8 novembre, nos amis de Cusset ont pris un malin plaisir à vous priver de vestiaire avant la rencontre. Peut être y avait il pénurie de vestiaire mais celà les arrangeait aussi dans leur entreprise de déstabilisation de l'adversaire. Bien mal leur en a pris: 6 ESSAIS à l'arrivée!! Mais c'est qd même dommage, voici de quoi ils vous ont privé:
LES VESTIAIRES
Objet de multiples fantasmes, l’antre des rugbymen quelques instants avant le début du match, vaut le détour. Lieu clos interdit a toutes personnes étrangeres a la tribu, cage ou les fauves tournent en rond dans une atmosphere saturée de stress et de camphre, l’endroit, propice aux comportements les plus grégaires est aussi un formidable révélateur de personnalité. Immersion.
De l’élite professionnelle au plus petit niveau amateur, les vestiaires de rugby se ressemblent. Petit palace pour stars de Stade de France ou Algecos minables, ils s’y passe souvent la meme chose : une préparation de match, avec tout ce que cela suggere comme stress. Car le rugby a ceci de particulier qu’il est un rude combat physique, ou chaque joueur doit s’attendre au contact direct avec l’adversaire et doit donc se préparer a prendre des coups, voire des grosses marmites, selon la tournure des événements… D’ou la terrible pression qui s’abat sur les épaules soudain bien freles des quinze joueurs s’appretant a rentrer dans l’arene. La question est donc de savoir comment chacun de ces individus tolere cette pesante atmosphere, qui dépasse, on l’a bien compris, le simple enjeu sportif.
Tout d’abord le facteur aggravant : la promiscuité des lieux, phénomene qui exacerbe tous les affects. Regroupés comme du bétail ruminant leur anxiété, l’effet de groupe joue a fond…
Reconstituons le déroulement type de l’heure précédant la libération des betes.
14h : tout le monde rentre dans les vestiaires : joueurs, entraîneur, kiné, parfois dirigeants. Le rituel peut commencer. Chacun se dirige machinalement vers sa place habituelle pour y poser, ou plutôt y balancer son sac, signe indéniable d’une nervosité déja palpable. On déconne encore pour évacuer le stress, on rit jaune, on commence a penser au match, bref un début de concentration s’installe. Le compte a rebours se déclenche.
14h10 : apres un moment d’errements collectifs, les choses sérieuses commencent, on sort ses affaires. Les plus méticuleux extraient de leur sac une paire de pompe superbement cirée de la veille, crampons en alu de 18 rutilants, short impeccable, un slip tout frais et des chaussettes propres cela va sans dire. D’autres, un peu moins maniaques, sortent des godasses terreuses avec des crampons nazes, un short en haillon, des chaussettes qui fouettent a 3 km et un slip qui fleure bon la garrigue… Vient alors dans la foulée la remise plus ou moins solennelle des maillots. Parfois, quand le match est vraiment important, l’entraîneur appelle votre nom, vous apporte le maillot comme une offrande en vous lâchant un regard grave du genre 'j’ai confiance en toi alors te déchire cet apres-midi, ne me déçois pas…'. Mais en général, c’est un dirigeant qui vous jette votre pelure a travers la gueule en beuglant votre numéro.
14h20 : un vestiaire de rugby, c’est aussi tres scato… et pour cause, vous connaissez tous certaines fâcheuses manifestations du stress. Or, le probleme dramatique est l’effet d’entassement qui rend les conséquences de ces troubles digestifs et autres flux de ventre parfois a la limite du supportable. C’est en tous cas quand on commence a renifler des odeurs pas tres catholiques qu’on comprend qu’un processus de concentration intense a démarré. Imaginez-vous la scene : aux quatre coins de la piece, les premieres vesses bien sournoises se mettent a fuser, d’autres caisses plus musicales mais néanmoins aussi putrides sont lâchées sans vergogne. Des protestations s’élevent, mais le traditionnel « putain qui c’est qu’a chié ? » reste sans effets. Les plus résignés s’emmitouflent dans leur maillot ou respirent par la bouche, puis de guerre lasse, apportent leur contribution au bouquet ambiant… C’est a peu pres a ce moment-la que les dirigeants décident d’évacuer les lieux. On reste alors en famille, au milieu des effluves de jasmin et de violettes. Les plus ballonnés par le stress montant insidieusement, s’en vont du côté des malheureuses latrines qui jouxtent les vestiaires et qui paraissent vite débordées par tant de fougue. Y aller en dernier, c’est un acte de bravoure… ou de nécessité absolue.
Le camphre, baume universel
14 h 30 : tout le monde est en tenue, et encore une fois il est question d’odeurs, mais douces et agréables, celles du baume universel, de l’onguent magique de tous les rugbymen dignes de ce nom : le camphre. Ses effluves mentholées parfument ce qui reste d’atmosphere. Puis il s’étale sur les cuisse glabres et fuselées des trois-quarts ou sur les gros culs poilus des piliers, s’amasse sur les arcades proéminentes des deuxiemes barres… Bref, il prépare les corps a la terrible joute qui s’annonce. Déja, certains commencent a tourner en rond avec leurs cuisses de poulet ébouillantés par les diverses cremes chauffantes et cherchent du regard d’autres partenaires pour jauger mutuellement leurs dispositions d’avant match. Dernieres petites recommandations techniques individuelles dispensées par un coach dont on se demande si sa femme n’est pas entrain d’accoucher dans le vestiaire d’a côté. Tout le monde est en tenue, on sort pour l’échauffement (20mn) puis on revient pour une dizaine de minutes épiques…
14 h 50 : cette fois, ça y’est, on ne rigole plus, faut commencer a lâcher la goupille et déposer les neurones dans le sac. L’instant est généralement un moment privilégié de la vie de groupe qui voit l’entraîneur et le capitaine se disputer un véritable concours d’éloquence ; car il faut les motiver tous ces garçons, la pression doit etre a son paroxysme. Le coach prend la parole au milieu d’une assemblée silencieuse, prete a tressaillir aux mots qui feront mouche. Exercice difficile pour l’orateur qui doit vivre intensément son discours pour communiquer son influx. Le style guerrier est fréquemment de mise, objectif : transformer quinze jeunes gens bien sous tous rapports en serials killers. Des lors, toutes les ficelles sont bonnes pour le coach qui apres avoir rappelé les principes fondamentaux des vertus du combat, du courage et du sacrifice, peut jouer sur la fibre de l’orgueil, du genre : "ils nous ont mis quarante grains au match aller, ils nous prennent pour des guignols, ils ont le sourire aux levres, on va les peler comme des rats…". Discours ayant une certaine emprise sur les esprits les plus… réactifs : les "gros", c’est-a-dire les avants, plus exposés a la brutalité du jeu, trépignent et se tiennent par le maillot en tirant des gueules de pit-bulls. Parfois, certains joueurs galvanisés et un peu trop émotifs craquent en sanglotant comme des gamins a qui on aurait volé leur gouter. D’autres vivent ces appels a la guerre sainte de façon plus intérieure, il s’agit d’ordinaire des trois-quarts qui ont besoin de tout leur sang froid pour assurer sur le terrain. Mais quand meme, aux expressions "va falloir avoir les couilles", "on va leur marcher sur la gueule", "on est chez nous, merde !", etc… ils ont souvent tendance a pâlir, se replier dans leur coquille, bref a se chier dessus.
Puis vient l’heure du capitaine, qui dans ces moments la n’est pas tres enclin a donner dans la grande pédagogie. Alors il en rajoute une couche du style "pas de tricheurs sur le terrain, tous au mastic !!!", moins inspiré il arrive qu'il se fende d’un magistral : "les mecs, si on perd aujourd’hui, c’est la défaite merde !". Et la, il n’est pas rare qu'on entende un gros fou rire étouffé.
Heureusement que vous avez pu bénéficier d'une douche à la fin du match! Parce que les douches, c'est qd même quelque chose!
LES DOUCHES
Lieu hors du temps ou sont bannies toutes formes de fausse pudeur, ou la nudité se montre brute de brute, le bloc douche est un petit eden pour les braves qui trouvent dans la moiteur apaisante source de réconfort. Dans les vapeurs suffocantes, des corps sculpturaux se détendent.
Les griffures qui décorent les torses torturés témoignent de l’âpre combat qui vient de se dérouler.
L’écume savonneuse a la fleur d’oranger n’en finit plus de couler sur ces buffets d’acier, ces pectoraux saillants, le long de ces dos puissants jusqu’a la naissance de fesses bien rebondies.
Dans la brume d’étuve, on entend des soupirs, des regards complices se croisent, les éphebes s’effleurent, les savonnettes tombent. .Michel-Ange n’aurait pas craché sur ces scenes de mâle poésie.
Mais bon ça, c’est pour le folklore… et les phantasmes. La réalité est bien différente.
Question force en présence, conservez quelques bellâtres a la plastique flatteuse et ajoutez-y une bonne dose de gros culs poilus, de grands échalas et de petits trapus afin d’obtenir la composition vraisemblable des douches de rugbymen.
Car le rugby, c’est quand meme la diversité, et question nudité, c’est un mélange curieux qui donne a l’endroit un côté un peu clip vidéo pour une marque de slip et a l’envers un côté un peu cour des miracles, ou pub pour Cochonou.
Mais bon, quand on y est, on s’en rend pas compte, a force de se doucher ensemble, on finit par se connaître par cour et on a renoncé depuis bien longtemps a se détailler mutuellement, sauf quand on est d’une humeur chambreuse.
Place au Phénomene…
Pas de complexes, on est tel qu’on est… on trouvera toujours mieux ou toujours pire, comme thérapie de groupe, c’est pas mal.
Bon d’accord, il y en a toujours un ou deux, des vrais exhibitionnistes, qui conscients de leurs formes avantageuses aiment se montrer.
Genre de mec qui met trois plombes a se rhabiller, debout sur un banc, de préférence quand la porte des vestiaires est grande ouverte.
Mais en pratique, les douches, c’est avant tout un bel embouteillage. Trop de joueurs, pas assez de places, pas assez de pression dans les tuyaux, trop de crasse a laver, top de traînards, trop de passe-droits aussi.
Qui n’a jamais pesté contre un sénateur du groupe, un vieux loup du club qui prétend avoir, depuis le temps, une douche attitrée, ce qui l’autorise a regarder les petits jeunes attendre se cailler a poil dans le bloc, jusqu’a épuisement de l’eau chaude.
Pas tres sport certes. Comme ceux qui, économes ou avares, et un brin parasites, n’apportent jamais de gel douche et se contentent avec cynisme de piquer l’Ushuaia a la pomme verte du pauvre gnangnan qui lui se ruine en budget soins corporels… Classique.
Et puis, dans les douches, c’est toujours l’occasion de pointer le Phénomene, celui qui fait parler de lui toute la saison parce qu’il a tendance a transformer les endroits ou il se balade en véritable vivarium a cause du reptile, genre boa constricteur, qui pendouille ou vous savez.
Curiosité de la nature qui ne manque pas, a chaque fois, de méduser tous ses camarades qui évoquent cette anomalie soit avec un effarement amusé, soit avec une commisération sincere envers sa conjointe.
Toujours est-il que le garçon, heureux élu, aura gagné le droit d’etre appelé par tous les surnoms possibles et imaginables, style "Dumbo", "la béquille" ou "la théiere" . Le "lauréat" n’en prend généralement pas ombrage et en tire meme parfois un certain orgueil, quand il est assez benet pour ça…
ALLEZ ON VERRA BIEN QUELLE AVENTURE VOUS ATTEND A LA PROCHAINE JOURNEE. Prenez du plaisir ensemeble et sortez nous un gros match contre Bort le 15 novembre. On vous soutient. Allez PTR!!!
@driSdriM le 04/11/2008 à 13:42:18
Bon alors nos deux piliers etienne et anthonny échappent qlq peu à la règle en matière de succès auprès des enfants ...
papasupporter le 04/11/2008 à 12:25:50
et oui, les agapes de la Toussaint sont terminées, l'entraînement a repris (pas trop nombreux malgré les vacances!!!), il est temps de se motiver pour le gros match de samedi.
chacun devra savoir ce qu'il a à faire et bien le faire.
Et comme le rugby commence devant, à tout seigneur tout honneur voici un portrait type du "pilard":
LES PILIERS
Etrange bipède dont la morphologie évoque nos lointains cousins quadrumanes, le pilier se nourrit exclusivement de saucisson. Figure inénarrable du rugby, le spécimen prête volontiers le flanc a la caricature...
Quand on veut dépeindre le rugbyman sous les traits grossiers d’une brute épaisse dont l’essentielle faculté est de s’incliner pour pousser en mêlée, c’est bien sur au pilier que l’on pense. Le cliché est un peu éculé me direz-vous. De nos jours, les piliers dits "modernes" sont des athlètes affutés sans un gramme de graisse, galopant aux quatre coins du pré, capables de vous envoyer des
passes vissées de 30 mètres. Heureusement pour le folklore de notre sport, ce tableau idyllique ne concerne qu’une poignée de joueurs professionnels composant le gratin de l’élite nationale. Les autres sont bien souvent à cataloguer dans la série "a l’ancienne". Dépassant allégrement le quintal, un cou de taureau, tout dans le jarret et dans les reins, rien dans les abdos (hormis la Kro), le pilard
traditionnel est voué aux tâches obscures de ce jeu : tordre son alter ego en mêlée, arracher des ballons dans les mauls et c’est à peu pres tout. Jamais vous ne verrez un n° 1 ou un n° 3 porter le cuir dans une course folle et chaloupée pour prendre des intervalles au milieu des gazelles. Cela lui est généralement formellement interdit par son coach, et
d’ailleurs, ce serait contre-nature...
Les hommes de l’ombre
Quand on joue à la pile, on va au charbon, on fait sa sale besogne et surtout on se tait. Et pour cause, le pilier est certes un homme fort, roué et vicelard, sa mobilité est limitée et ne peut donc jouer les stars en tortillant du cul. On les voit parfois tenter quelques foulées courageuses en début de partie, histoire de montrer qu’ils sont eux aussi des sportifs, et puis après, harassés par les travaux de force auxquels ils se bornent, marchent péniblement d’un regroupement a un autre, les mains appuyées sur les reins, cherchant l’oxygène
comme des grosses carpes sorties de la rivière. Néanmoins, tous les rugbymen vous le diront, un bon pilier, solide comme un roc, vaillant comme une mule, est une denrée ô combien précieuse. Deux piliers défaillants et c’est souvent la maison qui s’écroule, par contre s’ils sont conquérants, on peut voyager tranquille. Même les vieux adages ovaliens le disent : "le rugby, ça commence devant", et comme devant ça commence avec eux, mieux vaut être bien armés en première ligne.
Qui fait peur aux enfants, qui largue des caisses abominables ?
Il faut en effet être un gaillard de la meilleure moelle pour affronter toutes les avanies de ce sport. Qui ramasse les poires en premier quand une mêlée se relève ? le pilier. Qui sort du terrain la gueule en vrac ? le pilier. Qui est condamné a l’anonymat éternel ? le pilier. Qui se couvre de ridicule en se tartinant la fiole de vaseline et en se passant un bandeau d’élasto autour de la tête ? le pilier. Qui a les oreilles en choux-fleurs ? qui ne trouvent pas de shorts a sa taille, qui fait peur aux enfants, etc, etc… Alors vraiment, à tous les piliers de la terre, je rends un hommage à la bravoure, à l’abnégation et à l’humilité.
Et oui, finalement , on les aime bien nos bons vieux pilards, ils amènent un peu de sel dans une vie de groupe. On les brocarde gentiment, on les taquine parce qu’on sait que c’est facile et qu’ils n’ont pas toujours une répartie foudroyante. Faut dire qu’ils cherchent aussi… quand quelqu’un lâche une caisse abominable et enfume un car entier, c’est toujours sur les piliers que les soupçons s’abattent, quand, juste avant un match, un chiotte est "nutellisé"* sans vergogne, on voit souvent en sortir une bourrique, fière de son forfait, arborant un 1 dans le dos. Et puis, qui mange tout le saucisson dans les collations d’après-match ?
* Nutelliser : formidable néologisme construit sur la racine étymologique de "Nutella". Imaginez-donc une cuvette ressemblant a un pot de Nutella en fin de vie…
papa supporter le 02/11/2008 à 12:43:21
déçu, dimanche 2/11/08 à 12h30 et tjrs pas le résultat de la rencontre du samedi soir!!!
qui a été le meilleur au lancer de pizza? combien de patates distribuées? le terrain était il humide? détrempé? l'infirmerie s'est elle remplie? les stats du match? on ne sait pas
bon il va falloir se remettre rapidement de cette rencontre éprouvante!! UN TRES GROS MORCEAU vous attend samedi après midi à Cusset. Vous n'avez pris que les plus faibles équipes. On va savoir si vous avez de la moelle et comme je crois en vous, vous allez vous mobiliser et vous défoncer pour faire un ENOOORME résultat le 8 novembre. Malheureusement je ne pourrai pas vous suivre pour ce match mais de là où je serai je braillerai tellement fort que vous m'entenderez qd même.
ALLEZ LES JEUNES! ET MERDE!!
@driSdriM le 28/10/2008 à 17:00:48
"risque"*
dsl pr la coquille
@drisdriM le 28/10/2008 à 16:59:40
Une proposition pour coach junior-créateur et "mise à jourEUR"(mdr) de ce super blog :
est-il possible de changer les skins de ce blog ou du moins de les embellir des logos du club (ou cela risue de concurrencer le site officiel )???
coach cadets le 21/10/2008 à 19:35:58
Post-scriptum : Coach cadets se sent bien seul sur les commentaires ?
Il a connu ses troupes moins timides.......
Lâcher vous ..., mais pas trop quand même , je sais par expérience ou ça mêne ..LOL!
coach cadets le 21/10/2008 à 19:29:02
Coach cadets invité par coach juniors à prendre le
café visionne la vidéo du match contre l'artière et tire deux conclusions : Belle prestation de la femme de coach juniors à la vidéo (bravo et merci !) + félicitations pour votre victoire !!!, bien que les 2
coachs sont d'accord pour dire que le travail et l'assiduité à l'entrainement sont toujours payantes et à la mine les mecs!! fiers de vous et toujours au soutient , mais dans l'axe bien sûr !! LOL!!
coach cadets le 20/10/2008 à 07:43:33
Une seule et unique pensée pour ce groupe juniors
qui se confond avec la citation d'un vrai et grand commentateur sportif de ma génération et qui est de ma part empreinte de la même affection sincère "ALLEZ LES PETITS !"